Chiffrer l’impact : ce que disent les analyses territoriales
Selon le Commissariat Général au Développement Durable, entre 2009 et 2019, la surface artificialisée a certes ralenti : on est passé de 63 000 ha artificialisés par an au début des années 2000 à environ 23 000 ha/an en 2021 (CGDD, Chiffres clés 2023). Cependant, cette baisse s’observe en parallèle d’une décélération de la croissance démographique et d’une crise économique post-2008.
A Toulouse Métropole, le SCoT de 2017 entre en révision afin de respecter le « ZAN », affichant la volonté de privilégier le renouvellement urbain. Pourtant, le taux d’artificialisation reste deux fois plus élevé que dans la moyenne nationale des grandes métropoles (source : INRAE, 2022). 80% du foncier artificialité depuis 2010 correspond à des extensions de lotissements pavillonnaires ou d'activités en périphérie, et non à la densification du cœur urbain.
Pour autant, selon la Fédération Nationale des SCoT, parmi les territoires ayant un SCoT opérationnel depuis plus de 10 ans, près de 40% ont effectivement réduit leur consommation d’espace (Fédération Nationale des SCoT, Rapport 2022). Mais dans 30% des cas, les objectifs affichés ne sont pas atteints, en raison d’importants effets d’aubaine, de « fenêtres de tir » ouvertes avant l’entrée en vigueur des contraintes, ou encore du maintien d’un modèle d’aménagement extensif ayant la vie dure.