Le piéton, acteur de l’équilibre urbain et moteur de transition
Au-delà de la question purement fonctionnelle, la marche relie symboliquement Toulouse à ses mutations écologiques, sociales et culturelles. Le renouveau des itinéraires piétons nourrit la vitalité des quartiers, favorise la santé, soutient le commerce de proximité. Le Plan Marche adopté par Toulouse Métropole (2020-2030) place la marche au cœur des politiques publiques pour réduire la part modale de la voiture, qui reste dominante (47 % des déplacements en 2023 – Toulouse Métropole).
- Création d’itinéraires verts (chemins de la Garonne, de la Saune ou du Touch),
- Connexions multi-usages avec vélo, trottinette, transports en commun,
- Implication des conseils de quartier dans le choix des aménagements,
- Valorisation du patrimoine piéton (ponts, arcades, halle marchande),
- Développement des “Coronapistes” transformées en parcours pérennes suite à la crise sanitaire.
Certains quartiers émergent déjà comme “territoires pilotes” : Saint-Cyprien, où la ZAC Empalot prévoit 12 ha de continuités piétonnes, ou Borderouge, qui relie ses écoles, transports et parcs par une dizaine de passages doux pensés pour le quotidien comme pour l’exploration urbaine.
Relier les quartiers à pied, c’est aussi ancrer Toulouse dans une dynamique métropolitaine inspirante, où la proximité redevient une valeur cardinale. Un enjeu qui suppose, pour les années à venir, de repenser la ville à hauteur d’homme... et de piéton.