Le vélo, nouvel acteur majeur des mobilités urbaines ?
Toulouse se targue depuis une dizaine d’années d’être une « ville cyclable » en devenir. Pourtant, à l’échelle de la France urbaine, la place du vélo reste marginale dans les déplacements quotidiens. Au niveau national, seuls 3% des trajets domicile-travail s’effectuent à vélo (source : INSEE, 2021). À Toulouse, ce chiffre, bien qu’en hausse, atteignait 4,2% en 2021 selon le Baromètre des villes cyclables de la FUB, ce qui classe la métropole loin derrière des villes comme Strasbourg (15%) ou Bordeaux (11%). La marche reste ultra-dominante, suivie par la voiture individuelle et les transports collectifs.
La ville rose, célèbre pour ses bouchons et sa croissance démographique explosive, voit cependant émerger une nouvelle génération d’usagers du vélo, poussés par la crise climatique, la flambée du prix des carburants et la volonté de « vivre la ville autrement ». Mais la route est encore longue. Pourquoi Toulouse n’a-t-elle pas encore opéré le « basculement cyclable » observé dans d’autres métropoles européennes ?