Pourquoi la mobilité active doit devenir un pilier éducatif
Face au défi climatique et à l’urbanisation croissante, la question de la mobilité active à l’école ne relève plus de la simple expérimentation mais d’une urgence stratégique. À Toulouse comme ailleurs, l’espace public doit se transformer au rythme de nouveaux usages, et l’école forme, dès le plus jeune âge, le socle des pratiques futures. Encourager la marche, le vélo, la trottinette – tout ce qui implique l’activité physique pour aller à l’école – ne se résume pas à une question de santé publique. C’est avant tout un levier pour créer des citoyens autonomes, responsables et urbains conscients.
Si l’on en croit l’OMS, moins de 40% des enfants européens atteignent aujourd’hui le niveau d’activité physique recommandé, alors même que l’inactivité progresse. En France, l’étude Esteban (Santé Publique France, 2019) estime qu’à peine 6 garçons sur 10 et à peine 5 filles sur 10 atteignent le minimum de 60 minutes d’activité quotidienne recommandées entre 6 et 17 ans. Le trajet domicile-école représente une formidable opportunité quotidienne, encore largement sous-exploitée, pour inverser cette tendance.