Les attentes autour du RER toulousain : un désir de “saut d’échelle”
Le chantier du RER à Toulouse (plus souvent évoqué sous l’appellation “RER Métropolitain”) s’est propulsé au devant de la scène en 2023, porté par la dynamique nationale de relance des trains du quotidien, impulsée notamment par le gouvernement et la SNCF. Mais derrière la promesse d’un “réseau express régional” pour la Ville Rose, se posent des questions majeures : quelle réalité derrière le terme RER, quels axes seront privilégiés, et où s’arrêteront (vraiment) les trains ?
D’après le Plan de Mobilité à l’horizon 2030 adopté par Tisséo Collectivités, la métropole toulousaine fait face à une croissance démographique inédite (+15 000 habitants par an sur la période 2012-2019 selon l’INSEE) et à une congestion routière chronique. Trois Toulousains sur quatre travaillent hors de leur commune de domicile. Les trains régionaux, eux, n’assurent actuellement que 2% des déplacements dans l’aire urbaine toulousaine (source : DREAL Occitanie, 2022), loin derrière la voiture individuelle (68%) et même le vélo (2,7%).
Transformer ces services ferroviaires en un RER à la toulousaine, c’est donc viser un changement d’échelle pour la mobilité. Mais sur quels axes, avec quelles gares, et à quel horizon ?