Les lignes actuelles : forces et faiblesses d’un maillage inégal
Au fil des ans, le tramway toulousain a confirmé sa capacité à connecter aéroport, zones d’activités, universités et pôles d’habitat en limitant l’impact environnemental. Largement accessible, il dessert 27 stations et se distingue par un confort apprécié (rame silencieuse, faible hauteur de plancher).
- Ligne T1 : Beauzelle – Palais de Justice, la colonne vertébrale ouest-est qui relie Aéroconstellation, Blagnac, Purpan et Saint-Cyprien.
- Ligne T2 : Anciennement Ancely – Aéroport via une bifurcation depuis le T1 (mise à l’arrêt à compter de 2023 pour cause de travaux d’aménagement « Aérotram » vers l'aéroport Toulouse-Blagnac).
Mais ce réseau affiche plusieurs limites structurelles :
- Cloisonnement géographique : absence totale de desserte dans le sud, l’est et le nord de Toulouse intra-muros. 80% du réseau de tramway est concentré sur l’axe ouest, selon les données de l’APUMP (apump.org).
- Fréquence limitée : difficulté à maintenir une fréquence inférieure à 7 minutes en journée sur la section centrale, notamment à cause du partage de voirie et de la priorité feu limitée dans certains carrefours.
- Effet de concurrence avec le métro : les tronçons Palais de Justice – Arènes sont dépendants de correspondances avec les lignes A et B du métro, limitant la fluidité des déplacements de banlieue à banlieue.
Enfin, contrairement à d’autres métropoles françaises (Strasbourg, Bordeaux, Nantes), Toulouse n’a jamais fait du tramway l’épine dorsale de son réseau mais une solution complémentaire.