Des perspectives : quelles ambitions pour la décennie à venir ?
Loin d’être un effet de mode, l’habitat intergénérationnel prend racine à Toulouse et pourrait changer d’échelle si trois leviers convergent :
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Intensifier le soutien institutionnel (foncier, aides à la conception, subventions d’animation).
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Développer des montages mixtes associant promoteurs, bailleurs sociaux et acteurs de terrain pour partager les risques et assurer la médiation sociale.
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Mieux valoriser les expérimentations réussies, tant comme alternatives à la solitude qu’en tant que réponse à la crise du logement abordable.
L’agglomération toulousaine pourrait s’inspirer de l’agenda « intergénérationnel » déployé ailleurs, comme à Montpellier (programme “Cocon 3G” de Clairsienne, cf. Clairsienne) ou à Paris (label “Intergénéros” délivré par la Ville), tout en adaptant ces modèles à la diversité de ses territoires, du centre-ville aux secteurs périurbains. L’avenir de l’habitat intergénérationnel à Toulouse se joue maintenant : il implique de poursuivre la fabrique de lieux ouverts, hospitaliers, où chaque génération trouve sa place, loin des silos habituels.
Et si, demain, la ville Rose était reconnue, non seulement pour son dynamisme démographique, mais aussi pour ses quartiers solidaires où la cohabitation intergénérationnelle deviendrait une évidence et non une exception ? Ce pari mérite, à l’évidence, d’être débattu et soutenu collectivement.