Définir l’intermodalité métropolitaine, une ambition plurielle
Dans le vocabulaire de l’urbanisme et des mobilités, l’intermodalité désigne la capacité à relier et à combiner différents modes de transport dans un même parcours urbain ou périurbain : tramway, métro, bus, vélo, marche, voiture, covoiturage, train, services de mobilité partagée… L’enjeu, crucial pour les métropoles comme Toulouse, réside dans la capacité à proposer une expérience de déplacement fluide, efficace, inclusive — favorisant le report modal du véhicule individuel vers des solutions moins carbonées.
En 2023, selon l’INSEE, les habitants de la métropole toulousaine effectuent, en moyenne, plus de 9 millions de déplacements quotidiens (INSEE, Mobilité des ménages 2023). Pourtant, à peine 13 % des actifs empruntent les transports en commun, tandis que la part modale de la voiture culmine à 67 %. Ces chiffres témoignent de l’urgence à repenser l’articulation des réseaux et des espaces publics pour favoriser des alternatives crédibles à la voiture. Mais, au-delà du dispositif technique, quels sont les aménagements clés pour soutenir cette transformation ?