Accessibilité universelle ou promesse à tenir ? Un regard sur la métropole toulousaine
Toulouse, quatrième ville de France, affiche depuis deux décennies sa volonté d’offrir un espace urbain inclusif, dans lequel la mobilité devrait être un droit et non un privilège. Pourtant, lorsque l’on observe les cheminements quotidiens d’une personne en fauteuil, d’un parent avec poussette ou d’un senior, on réalise à quel point le parcours de l’accessibilité demeure semé d’embûches.
D’après les estimations de la DREES, au moins 12 millions de Français seraient concernés par le handicap au sens large, dont environ 2,7 millions à mobilité réduite (chiffres Insee/ONFR, 2020). À Toulouse, cela représente potentiellement plus de 50 000 habitants pour lesquels chaque escalier, chaque trottoir étroit, chaque bus inaccessible constitue un frein à l’emploi, à la vie sociale, à l’autonomie. Cette question, souvent invisibilisée, est pourtant au cœur des transformations urbaines en cours et à venir : comment bâtir une ville « pour tous » ?